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Si vous êtes arrivé·e ici, c’est que vous avez probablement un intérêt pour la pratique de l’Aïkido, un art martial japonais défensif et non-compétitif, que nous pratiquons et enseignons dans la Vallée de Munster.
Pour découvrir immédiatement la philosophie et les règles de pratique appliquées au sein de notre association, vous pouvez consulter l’article intitulé : « Bonnes pratiques de l’Aïkido au sein de notre dojo Birankaï » et qui représente une lecture de 5 minutes environ.
L'article ci-dessous est un point d'entrée vers des ressources et réflexions qui seront, selon les cas
- rédigées par les enseignant·es du dojo,
- des traductions de ressources pré-existantes (souvent rédigées en anglais par le fondateur de notre école, TK. Chiba sensei)
- sélectionnées pour leur intérêt dans la compréhension de la pratique.
- des textes personnels, d’élèves de notre dojo, qu’ils pourront proposer pour mettre en lumière l’état actuel de leur compréhension de la pratique.
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La pratique de l'Aïkido peut être abordée de différentes manières
- d’un point de vue purement corporel ou sportif, à cause des mouvements réalisés pendant un cours
- d’un point de vue du développement personnel et du travail que cette pratique martiale permet d’engager sur la gestion des émotions et l’utilisation efficiente de celles-ci. >> Lire à ce propos : l’Aïkido pour entrer dans le mouvement et sortir des écrans
- du point de vue de l’intérêt ou d’une passion pour le Japon, à travers l’étude de certaines traditions venues tout droit du Pays du Soleil Levant
- L’Aïkido peut-être envisagé pour ses liens avec les thématiques de sécurité personnelle, à travers le développement de compétences physiques (comme le fait de savoir chuter), mais aussi de compétences sociales, de qualités d’observation et de conscience du moment présent.
- on peut choisir l’Aïkido pour renforcer la confiance en soi, la souplesse, la puissance, l’adaptabilité… et tant d’autres qualités qui permettent de mieux vivre au quotidien.
La liste pourrait se poursuivre, et l’essentiel à retenir de cette énumération est que chacun·e peut parcourir son propre chemin, avec des objectifs personnels, au cœur de cette pratique martiale non-compétitive.
- Lire à ce propos : La promotion en Aïkido, d’après T.K Chiba sensei
Les enseignant·es du dojo sont présent·es pour assurer la transmission des formes, et de l’état d’esprit voulu pour accéder aux bénéfices de l’Aïkido, tel qu’il est enseigné au sein de l’école du Birankaï. Ils·elles sont aussi garant·es de la sécurité du groupe et de la préservation d’une ambiance à la fois bienveillante et studieuse.
Pourquoi l'absence de compétition est-elle importante pour l'Aïkido ?
Il s’agit d’un choix stratégique, qui ouvre certaines portes et en ferme d’autres. Certes, la compétition est une bonne manière de ne pas « s’endormir sur ses lauriers » et de rester vigilant à la qualité de sa propre pratique.
Mais l’absence de compétition a ses qualités, telles que le fait de rendre la pratique très inclusive.
- Lire à ce propos : Reprendre le sport après une longue pause.
En dehors de toute forme de comparaison entre les individus, il devient possible de pratiquer en famille, de mélanger adultes, adolescents et même parfois enfants sur un même espace de travail.
- Lire à ce propos : L’Aïkido pour tous les âges.
L’absence de compétition ouvre l’espace à beaucoup de formes de corps et d’esprits plus ou moins typiques. Le handicap peut être contourné, les différences de gabarits peuvent être exploitées comme situations de travail instructives. Les femmes et les hommes peuvent pratiquer ensemble et apprendre des qualités les un·es des autres. L’âge n’est pas une barrière à la pratique, que ce soit dans un sens ou dans l’autre…
Par ailleurs, du point de vue de l’étude martiale, l’absence de compétition permet aussi de ne pas avoir de techniques « interdites » (les arts martiaux compétitifs sont obligés d’exclure certaines techniques pour assurer la sécurité des pratiquant·es). Le sujet n’est donc pas de savoir si une technique peut être enseignée ou non, mais d’adapter en permanence la pratique au niveau du groupe présent sur le tatami.
Enfin, l’absence de compétition permet de préserver l’état d’esprit fondamental de l’Aïkido : nous ne cherchons pas à « vaincre » un adversaire, mais à épuiser l’intention agressive à travers une stratégie d’harmoniation.
Quel est le sens d'une pratique inspirée par les samourais transposée dans la vallée de Munster en 2026 ?
Si les enseignant·es de ce dojo s’impliquent dans la transmission de leur art martial, c’est notamment par conviction que l’on peut tirer des enseignements concrets (et fort utiles) de certaines traditions japonaises.
Sans chercher à « copier » une culture très différente de la nôtre, nous nous appuyons sur ce que certains maîtres japonais ont bien voulu partager en France, principalement Taïwa Kazuo Chiba sensei, le fondateur de notre école d’Aikido, le Birankaï.
Les codes de comportement dans un dojo, le lien de respect et d’amitié qui se tisse entre un·e enseignant·e et ses élèves, le sens du don et du service au groupe (le fameux « samu » que l’on retrouve dans le mot « samouraï », et un certain nombre d’autres traditions nippones nous semblent très pertinentes pour leurs apports au cœur d’une société moderne occidentale, qui peine à forger des liens durables entre les individus.
- Lire à ce propos : « Aïkido enfants – ados : comment grandir, bouger et se construire ».